Quel est le coût réel d’un consultant freelance ? Décryptage du TJM

Après avoir analysé le coût d’un salarié par rapport à celui d’un consultant freelance, il est essentiel d’expliquer comment se calcule le Taux Journalier Moyen (TJM) d’un consultant indépendant. Cette analyse aide aussi bien les entreprises à la recherche de freelances que les consultants souhaitant fixer un TJM compétitif et réaliste.

 

Comment se décompose le TJM d’un consultant indépendant ?

Le TJM (Taux Journalier Moyen) d’un consultant indépendant se compose généralement de deux grands volets :

  • L’apport d’affaires éventuel (via un intermédiaire, une plateforme ou un cabinet)
  • Le chiffre d’affaires réalisé par le consultant

 

1. L’apport d’affaires : rôle des intermédiaires

Les plateformes de mise en relation comme Twineeds ou les cabinets de conseil jouent un rôle clé dans l’acquisition de missions pour les consultants freelances. Cet apport d’affaires est généralement rémunéré par une commission, intégrée au TJM facturé à l’entreprise.

Concrètement, l’entreprise paie un TJM global, dont une part est reversée à l’intermédiaire. Le consultant touche donc un TJM net après déduction de cette commission.

 

2. Le chiffre d’affaires généré par le consultant freelance

Le chiffre d’affaires (CA) d’un consultant représente le montant total facturé à ses clients. Il ne faut pas le confondre avec son salaire net, son revenu disponible, ni même ses bénéfices imposables. Ce chiffre brut doit couvrir l’ensemble des charges liées à l’activité du consultant freelance.

  • Le CA permet de couvrir :
  • La rémunération nette du consultant
  • Les cotisations sociales
  • Les impôts
  • Les coûts annexes (vacances, périodes sans mission)

 

a. La rémunération nette

Il s’agit du salaire versé au consultant indépendant. En moyenne, cette part représente environ 45 à 55 % du CA généré, selon le statut juridique choisi (SASU, EURL, portage salarial, etc.). Pour une estimation simplifiée, on considère que le revenu net représente environ 55 % du chiffre d’affaires.

 

b. Les cotisations sociales (URSSAF, retraite, santé)

Les cotisations sociales (URSSAF, retraite, santé, etc.) couvrent l’assurance maladie, les allocations familiales, la retraite, la CSG-CRDS et d’éventuelles indemnités journalières. Elles représentent entre 20 % et 45 % du chiffre d’affaires, selon le statut (portage, EI, SASU...). Elles varient selon le statut juridique du consultant :

  • Portage salarial 
  • Entreprise individuelle ou société

➤ Lire notre article comparatif sur les statuts juridiques en freelance

 

c. L’imposition selon le statut du consultant

La fiscalité d'un consultant indépendant ou freelance dépend de la structure :

Entreprise individuelle (EI, micro-entreprise) : impôt sur le revenu

SASU ou EURL : impôt sur les sociétés (IS) ou option IR

Il est conseillé de se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé freelance pour optimiser sa fiscalité.

Nous pouvons vous aiguiller vers un cabinet d’expert-comptable spécialisé dans la création d’entreprise pour les indépendants. Ce cabinet vous aidera à choisir le statut fiscal le plus adapté à votre situation.

d. Les périodes non facturées à anticiper

Un consultant freelance doit anticiper les périodes sans facturation, comme :

les congés non payés

les intercontrats (périodes entre deux missions)

Il est donc essentiel d’ajuster son TJM pour couvrir ces moments. En intégrant ces périodes dans le calcul, le consultant maintient une rémunération annuelle lissée, même en cas d’inactivité temporaire.

 

Conclusion : bien calculer son TJM en freelance

Le TJM freelance est souvent mal interprété par les entreprises comme par les indépendants. Pourtant, il ne reflète pas directement le revenu net du consultant.

En 2025, pour une estimation rapide, on peut appliquer :

TJM x 0,55 = revenu net mensuel (hors impôt sur le revenu)

Exemple : un TJM de 600 € donne un revenu net mensuel estimé à 600 € x 20 jours x 0,55 = 6 600 € (hors IR).

 

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